CANÇÃO DO BOÊMIO




Autor: Castro Alves
Título: CANÇÃO DO BOÊMIO
Idiomas: port
Tradutor:
Data: 26/12/2004

CANÇÃO DO BOÊMIO
(RECITATIVO DA MEIA HORA DE CINISMOCOMÉDIA DE COSTUMES ACADÊMICOS)
(De Espumas flutuantes)

Castro Alves

Música de EMILIO DO LAGO

Que noite fria! Na deserta rua
Tremem de medo os lampiões sombrios.
Densa garoa faz fumar a lua,
Ladram de tédio vinte cães vadios.
Nini formosa! por que assim fugiste?
Embalde o tempo à tua espera conto.
Não vês, não vós?… Meu coração é triste
Como um calouro quando leva ponto.
A passos largos eu percorro a sala
Fumo um cigarro, que filei na escola…
Tudo no quarto de Nini me fala
Embalde fumo… tudo aqui me amola.
Diz-me o relógio cinicando a um canto
“Onde está ela que não veio ainda?”
Diz-me a poltrona “por que tardas tanto?
Quero aquecer-te rapariga linda.”
Em vão a luz da crepitante vela
De Hugo clareia uma canção ardente;
Tens um idílio — em tua fronte bela…
Um ditirambo — no teu seio quente…
Pego o compêndio… inspiração sublime
P’ra adormecer… inquietações tamanhas…
Violei à noite o domicílio, ó crime!
Onde dormia uma nação… de aranhas…
Morrer de frio quando o peito é brasa…
Quando a paixão no coração se aninha!?…
Vós todos, todos, que dormis em casa,
Dizei se há dor, que se compare à minha!.. .
Nini! o horror deste sofrer pungente
Só teu sorriso neste mundo acalma…
Vem aquecer-me em teu olhar ardente…
Nini! tu és o cache-nez dest’alma.
Deus do Boêmio!… São da mesma raça
As andorinhas e o meu anjo louro…
Fogem de mim se a primavera passa
Se já nos campos não há flores de ouro…
E tu fugiste, pressentindo o inverno.
Mensal inverno do viver boêmio…
Sem te lembrar que por um riso terno
Mesmo eu tomara a primavera a prêmio..
No entanto ainda do Xerez fogoso
Duas garrafas guardo ali… Que minas!
Além de um lado o violão saudoso
Guarda no seio inspirações divinas…
Se tu viesses… de meus lábios tristes
Rompera o canto… Que esperança inglória…
Ela esqueceu o que jurar lhe vistes
Ó Paulicéia, ó Ponte-grande, ó Glória!…
Batem!… que vejo! Ei-la afinal comigo…
Foram-se as trevas… fabricou-se a luz…
Nini! pequei… dá-me exemplar castigo!
Sejam teus braços… do martírio a cruz!…





Bio fornecida pelo palestrante.

The Slave Ship




Autor: Castro Alves
Título: The Slave Ship, Le Navire Négrier
Idiomas:
Tradutor: Van Der Haegen(fra), DAVID BARNHART (eng)
Data:

Le Navire Négrier

Castro Alves

 

I
Pleine mer… Ivres d’espace
files rayons de lune folâtrent — blondes phalènes
Et les vagues les poursivent et se lassent
Comme une troupe d’enfants turbulents.
Pleine mer… Du fírmament
Les astres jaillissent en écume d’or…
Sur Ia mer scintillent les feux phosphorescents
— Constellations du liquide trésor…
Pleine mer… Deux infinis
Lei s’éfreignent dans un fol embrassement
Bleus, dorés, placides, sublimes…
Lequel est le ciel? Lequel l’océan?…
Pleine mer… Ouvrant ses voiles
A la chaude haleine des brises marines
Un voilier, un brick, court à la surface des eaux
Comme les hirondelles effleurent la vague.
D’oú vient-il? Où va-t’il? Des nefs errantes
Qui connait la route dans un tel espace?
Dans ce Sahara les coursiers soulèvent la poussière
Galopent, volent, mais ne laissent point de trace.
Heureux qui peut à cette heure
Sentir de ce tableau toule la majesté! …
En bas — la mer… en haut — le firmemente..
Et dans la mer et dans le ciel — I’immensité!
Oh! Quelle douce harmonie m’apporte la brise!
Quelle suave musique s’élève au loin?
Mon Dieu! Qu’il est sublime le chant ardent
Qui vogue sur les vagues au hasard sans fin.
Hommos de mer! Ô rudes marins,
Brunis par le soleil des quatre mondes!
Enfants couvés par la tempête
Dans le berceau de ces mers profondes!
Attendez, attendez… laissez-moi boire
Cette sauvage et libre poésie…
L’orchestre — cest la mer, à la proue, qui rugit
Et le vent qui siffle dans les cordages
………………………………………….
Pourquoi fuis-tu ainsi, nef rapide?
Pourquoi fuis-tu le timide poète?
Oh! que ne puis-je suivre ton sillage
Qui dessine sur la mer — une folle comète!
Albatros! Albatros! aigle de l’océan,
Toi qui dors dans la gaze des nuages,
Réveille-toi! Léviathan de l’espace,
Albatros! Albatros! donne-moi tes ailes.
II
Qu’ímporte le berceau du nautonier
De qui il est fils, et quel est son foyer?
Il aime la cadence du vers
Que lui enseigne le viel océan!
Chantez! car la mort est divine!
Le brick glisse à la bouline
Comme un rapide dauphin.
Du haut du mât de misaine
Un pavillon, dans un geste d’adieu s’incline
Vers les vagues qui fuient au loin.
Les cantilènes de l’Espagnol
Languissantes d’amour,
Chantent les filles brunes,
Les Andalouses en ficur!
De l’Italie le fils indolent
Chante Venise exidormie,
— Terre d’amour et de trahison,
Ou dans le creux du golfe
Evoque les vers du Tasse
Près des laves du volcan!
L’Anglais — froid marin,…
Qui en mere en naissant s’est trouvé,
(Car l’AngIeterre est un navire,
Que Dieu a dans la Manche ancré),
Dur, entonne à la gloire de sa patrie,
Avec orgueil, l’hístoire
I)e Nelson et d’Aboukir.
Le Français — prédestiné —
Chante les louanges du passé
Et les lauriers de l’avenir!
Les marins hellènes
Nés de la vague ionienne
Beaux piratcs bruns
De la mer sillonnée par Ulysse,
Hommes que Phidias eut sculptés,
Chantent dans la nuit claire
Les vers qu’Homère a pleurés…
Marins de tous les rivages,
Vous savoz trouver dans les vagues
Les mélodies du ciel…
III
Descends de l’espace immense, ô aigle de l’océan!
Descends encore.. . plus encore.. . aucun regard humain,
Ne peut comme le tien plonger dans le brick rapide!
Mais que vois-je là… Quel tableau d’amertumes?
C’est un chant funèbre! Quelles figures! …
Quelle scène infame et vile!… Mon Dij-.U!… Quelle horreur!
IV
C’était un songe dantesque… le pont
Tout baigné de sang
Qui rougit l’éclat des fànaux.
Un tintement de fers — le claquement du fouet —
Des légions d’hommes noirs comme —a nuit
Horribles, qui dansent…
Des femmes noires, tenant à leur sein
Des maigres enfants, dont les bouches noires
Sont arrosées du sang de leur mères!
D’aufres, jeunes, mais nues et effrayées
Dans ce tourbillon de spectres entrainées,
Dans une angoisse et une peine vaines!
Et l’orchestre se rit ironique, strident.
Et de la ronde fantastique, le serpent
Fait de folles spirales…
Si le vieillard halète, s’il glisse
On entend des cris. . . le fouet claque
Et la ronde s’affole.
Rivée aux maillons d’une seule chaine,
La foule affamée titube
Et pleure ef danse!
L’uji délire de rage, l’aufre perd le sens,
Un autre, hébété de douleur,
En chantant, rit et pleure!
Tandis que le capitaine ordonne la manoeuvre
Puis, regardant le ciel qui se déploie
Sur la mer si pur
Il dit entre les épaisses volutes de fumée:
“Hardi, matelots, frappez dur
Faites redoubler la danse.?
Et l’orchestro se rit, ironique, strident…
Et de la ronde fantastique le serpent
Fait de folles spirales…
Comme dans un songe dantesque les ombres volent,
Cris, soupirs, jurons, prières s’élèvent!
Et Satan est pris de rire!
V
Seigneur, Dieu des malheureux!
Ditos-moi, Vous, Seigneur!
Si c’est folie, ou si c’est vrai
Tant d’horreurs devant les cieux?.
Océan, pourquoi n’effaces-tu pas
Avec l’éponge de tes vagues
Cette tache de ton manteau?…
Xs-tres! Nuits! Tempêfes!
Roulez des immensités!
Thyphon, balayez les mers!
Qui sont ces malheureux
Qui ne rencontrent en vous,
Que le rire calme de la foule
Qu’excite la furie du bourreau?
Qui sont-ils? Si l’étoile se tait,
Si la vague oppressée glisse
Comme un complice qui fuit
Devant la nuit confuse…
Dis-le, to!, Muse sévère,
Muse féconde, audacieuse!…
Ce sont les fils du désert,
Oú la lumière épouse, Ia terre.
Oú vit à ciel ouvert
La tribu des hommes nus…
Ce sons les guerriers intrépides
Qui combattent dans la solitude,
Avec les tigres mouchetés
Hier, simples, forts, braves…
Aujourd’hui misérables esclaves,
Sans lumière, sans air, sans raison
Ce sont des femmes malheur uses
Comme Agar le fut aussi.
Qui, mourant de soif, epuisées
Viennent de loin… de três loin…
Portant d’un pas affaibli
Des enfants et des chaines aux bras,
Dans l’âme — des larmes et du fiel…
Comme Agar souffrant tellement
Qtt’elles ne peuvent même pas donner
Le laif de leurs pleurs à Ismael.
Là-bas, dans les sables infinis,
Du pays des palmeraies,
Elles sont nées — enfants jolies
Elles ont vécu — fillettes gracieuses…
Un joir passe la caravane,
Quand la vierge dans la cabane
Rêve dans les voiles de la nuit…
… Adieu, é cliaumière de la forêf,
… Adieu, palmeraies autour du puits! …
… Adieu, amours… adieu! …
Puis, la grève immense…
Puis, l’océan de poussière.
Puis à l’horizon sans borne
Des déserts… rion que des déserts…
Et la faím, la fatigue, la soif…
Hélas! combien de malheureux cèdent,
Et tombent pour ne plus se relever! …
Une piace ost libre dans la chaine,
Mais le chacal sur l’arène
Trouve un corps à ronger.
Hier, la Sierra Léone,
La guerre, la chasse au lion,
Le sommeil à l’aventure
Sous les tentes de la nature!
Aujourd’hui… la cale sombre, profonde,
Infecte, étroite, immonde,
Ayant la peste pour jaguar…
Et le sommeil toujours coupé
Par l’agonie d’un moribond
Et la chute d’un corps dans la mer…
Hier, pleine liberté
La volonté pour loi.
Aujourd’hui… combie de méchanceté,
Pas même chaine les lie
— Lugubre serpent de fer —
Dans les noeuds dc l’esclavage.
Et se moquant de la mort,
La lugubre cohorte danse
Dérision… au son du fouet.
Seigneur, Dieu des malbeureux!
Dites-moi, vous, Seigneur,
Si je délire… ou si c’est vrai
Tant d’horreur devant les cieux?
Océan, pourquoi n’effaces-tu pas
Avec l’éponge de tes vagues
Cette tache de ton manteau?
Astres! Nuits! Tempêtes!
Roulez des immensités!
Typhon! Balayez les mers!
VI
Il existe un peuple, qui prête son drapeau
Pour couvrir tant d’infamie et de lâcheté! …
Et qui le laisse se transformer dans cefte fête
En impur manteau de froide bacchante! …
O Mon Dieu! mon Dieu! quel drapeau est-ce là,
Qui danse, impudent, au grand hunier?
Silence, ô Muse… pleure et pleure tant
Que le pavillon dans tes sanglots soit lavé! …
Emblème vert et or de ma patrie
Que la brise du Brésil berce et caresse,
Étendard oú la lumière du soleil
A la divine espérance se marie…
Toi qui, après la guerre pour la liberfé,
Fus arboré à la lance des héros
Mieux out valu périr dans la mêlée,
Que de couvrir un peuple dans son tombeau! …
Atroce fatalité qui écrase l’esprit!
Le brick immonde à présent efface
Le sillage que Colomb a ouvert dans les flots,
Comme un iris sur les fonds abyssaux!
Mais, c’est trop d’infamie! … Des rivagts d’outre-tombe
Levez-vous, héros du Nouveau-Monde!
Andrade! arrache ce pavillon des airs!
Colomb! Ferme la porte de tes mers?

Tradutor: Van Der Haegen

The Slave Ship
(Tragedy in the Sea)

Castro Alves

The Slave Ship
(Tragedy in the Sea)
We are on the high seas… Mad in space
The moonlight plays — golden butterfly;
And the waves run after it. . . tire
Like a band of troubled infants.
We are on the high seas… From the firmament
The stars leap like spray of gold. . .
The sea in turn lights phosphorescence,
— Constellations of liquid treasure…
We are on the high seas… Two infinites
Strain there in a mad embrace
Blue, golden, placid, sublime..
Which of the two is ocean? Which sky?…
We are on the high seas.. . Opening the sails,
To the warm breath of the marine breezes,
Sailed brig run on the crests of the seas,
As the swallows brush in the wave…
Whence do you come? Wither do you go? Of the erring ships
Who knows the course if the space is so great?
On this Sahara the coursers raise dust,
Gallop, soar, but leave no trace.
Happy he who can, there, at fhis hour,
Feel this panel’s magesty!.. .
Below — the sea… above — the firmament! …
And in the sea and in the sky — the immensity!
Oh! what sweet harmony the breeze brings me!
What soft music sounds far off!
My God! how sublime an ardent song is
Floating at random on the endless waves!
Men of the sea! Oh rude mariners,
Toasfed by the sun of the four worlds!
Children whom the tempests warmed
In the cradle of these profound abysses!
Wait! … wait! … let me drink
This savage, free poetry.. .
Orchestra — is the sea, which roars by the prow
And the wind, which whistles in the ropes.
Why do you flee thus, swift barque?
Why do you flee the fearless poet?
Would that I could accompany the furrow
You sow in the sea — mad comet!
Albatroz! Albatroz! Eagle of the ocean,
You who sleep in the gauze of the clouds,
Shake your feathers, leviathan of space
Albatroz! Albatroz! give me those wings.
II
What does the sailor’s cradle matter,
Or where he is the son, where his home?
He loves the cadence of the verse
Which is faught him by the old sea!
Sing! Death is divine!
The brig slips on the bowline — Like a swift dolphin.
Fast to the mizzen mast
The nostalgic flag points
To the waves it leaves behind.
From the Spanish, chants
Broken with languor,
They recall the dusky maidens
The Andalusians in flower!
From Italy the indolent son
Sings of sleeping Venice,
— Land of love and treachery,
Or from the gulf in its lap
Recalls the verses of Tasso
Close to the lava of the volcano.
The Englishman — cold mariner
Who from birth found himself at sea
(Because England is a ship,
Which God anchored in the Channel),
Stern, he intoans his countryls glories
Remembering, proudly, histories
Of Nelson and of Aboukir.
The Frenchman — predestined —
Sings of the triumphs of the past
And the laurels to come!
The Hellenic sailors,
Whom Ionian space created,
Beautiful dark pirates
From the sea that Ulysses cut,
Men that Phydias seulped,
Are singing in the clear night
Verses that Homer moaned…
Sailors from all lands,
Know how to find in the waves
The melodies of the skies!. . .
III
Descend from the immense space, oh eagle of the ocean,
Descend more… even more.. . human glance cannot
Like yours plunge into the flying brig!
But what is it I see there… What picture of bitterness
It’s funeral song! … What tetric figures! …
What an infamous vile scene!… My God! my God! What horror!
IV
It was a dantesque dream.. . the deck
Great lights redenning its brilliance,
Bathing it in blood.
Clang of irons. .. snap of whip …
Legions of men black as the night
Horrible dancing…
Black women, holding to their breasts
Scrawny infants whose black mouths
Are watered by the blood of their mothers:
Others, young, but nude and frightened,
In the whirlwind of specters drawn
From anxiety and vane resentment!
And the orchestra laughs, ironic, strident…
And from the fantastic circle a serpent
Spirals madly…
If the old man cringes, slips to the ground,
You hear shouts… the whip cracks.
And they fligh more and more.
Prisoned in the bars of a single jail
The famished multitude shudders,
Aud weeps and dances!
One is delirious from rabies, another is going mad,
Another, bruttish from martyrdom
Sings, groans, and laughs!
Meantime the captain commands the maneuver
And after gazing at the sky which unfolds
So pure over the sea,
Cries out of the gloom of dense obscurity,
“Shake out the whip, mariners!
Make them dance, more!…”
And the orquestra laughs ironic, strident…
And from the fantastic circle a serpent
Spirals madly…
Like a dantesque dream the shadows fly!
Shouts, ahs, curses, embodied prayers!
And Satan laughs! …
V
Lord God of the unfortunate!
Tell me Lord God!
If if is madness… or truth
So much horror under the skies?!…
Oh sea why do you not erase
With the sponge of the waves,
Your mantle, this blot?…
Stars! Nights! Tempests!
Roll down from the immensity!
Sweep the seas, typhoon!
Who are these unfortunates
Who do not find in you,
More than the calm laughter of the band
Which excitcs the torturers to fury?
Who are they? If the star hushes,
If the oppressive space slides by
Like a furtive accomplice,
Before the confused night
Say it severe Muse
Free, audacious Muse! …
They are the sons of the desert,
Where the land espouses the light
Where in the open spaces lives
A tribe of nude men. . .
They are daring warriors
Who with the, spotted tigers
Combat in the solitude.
Yesterday simple, strong, brave…
Today miserable slaves,
Lacking air, light, reason.
They are disgraced women
Like Agar was also,
Who thirsty, weakened,
Come from far far off…
Bringiiig with tepid steps,
Children and irons on their arms,
In their souls — tears and gaul. . .
Like Agar suffering so much
That not even the milk of lament
Have they to give Ismael.
Off there on the limitless sands,
From the palms of the country,
They were born — beautiful children,
They lived — gentle maidens.. .
A caravan goes by one day
When the virgin in the cabin
Apprehensive from the veils of night
… Good-bye mountain hut,
… Good-bye palms of the fountain!
… Good-bye, loves… good-bye!
Afterwards, the extensive sands
Afterwards, the ocean of dust.
Afterwards, on the immense horizon
Deserts… deserts only…
And hunger, the tiredness, the thirst…
Oh how many unfortunates give up,
And fail to rise no more! …
A place in the chain vacates,
But the jackal on the sand
Finds a body to gnaw.
Yesterday Sierra Leôa,
The war, the chase, the lion,
Sleep slept carelessly
Under the tents of amplitude!
Today the dark, deep hole
Infected, cramped, loathsome
Having the plague for a jaguar…
And sleep always broken
By death rattles
And the thud of corpses into the sea. . .
Yesterday full liberty,
Will for power…
Today… the peek of malice
They are not even free to die…
The same chain binds them
— Lugubrious iron snake —
In the threads of slavery.
And so humming of death,
The lugubrious cohort dances
To the sound of the lash … Humiliation!. . .
Lord God of the unfortunate!
Tell me, Lord God,
Am I delirious… or is it truth
So much horror under the skies?! …
Oh sea, why don’t you crase
With the sponge of the waves,
Your mantle, this blot?
Stars! nights! tempests!
Roll down from the immensity
Sweep the seas, typhoon!
VI
A people exists that lends its flag
To cover so much infamy and cowardice!.
Transforming it in that feast
Into the impure mantle of a cold bacchante! …
My God! my God! but what flag is this,
That impudent floats from the truck?
Silence, muse… weep, weep so much
That the standard may be washed, by your grief! …
Green-gold pendant of my land,
That the breeze of Brazil caresses and unfurls
Standard that in the light of the sun encloses
Promises of divine hope…
You, who in the liberty after war,
Were hoisted by heroes on the lance,
Rather that you had been torn in battle
Than serve a people as a shrowd! …
Atrocious fatality which overwhelms the mind
Extinguish this hour loathsome brig
The furrow that Columbus opened in the waves,
Like an iris in the depth of the seas!
But this is too much infamy! … From the ethereal regions
Rise, heroes of the New World!
Andrada! Rip that pendant from the air!
Columbus! Close the portais of your seas!

Tradutor: DAVID BARNHART





Bio fornecida pelo palestrante.

ULTIMO FANTASMA




Autor: Castro Alves
Título: ULTIMO FANTASMA, APPARITION DERNIERE
Idiomas: port, fra
Tradutor: Bernard Lorraine(fra)
Data: 26/12/2004

ÚLTIMO FANTASMA

Castro Alves

Quem és tu, quem és tu, vulto gracioso,
Que te elevas da noite na orvalhada?
Tens a face nas sombras mergulhada…
Sobre as névoas te libras vaporoso…
Baixas do céu num vôo harmonioso!…
Quem és tu , bela e branca desposada?
Da laranjeira em flor a flor nevada
Cerca-te a fronte, ó ser misterioso!…
Onde nos vimos nós ?… És doutra esfera?
És o ser que eu busquei do sul ao norte…
Por quem meu peito em sonhos desespera?…
Quem és tu? Quem és tu? – És minha sorte!
És talvez o ideal que est’alma espera!
És a glória talvez! Talvez a morte!…

Fonte : Castro-Alves, Antonio F. de. “Último fantasma”. In: —. Espumas flutuantes, 1870. Lorraine, Bernard. Poèmes du Brésil. France : Ouvrières / Dessain et Toira, 1985. p. 126-127.

APPARITION DERNIÈRE

Castro Alves

Qui es-tu, qui es-tu, apparence gracieuse
Qui surgis de la nuit humide de rosée
Et la face dans des marais d”ombre enlisée?…
Tu flottes sur la brume, image vaporeuse.
Tu viens du fond du ciel d’une aile harmonieuse.
Quelle es-tu, qui es-tu, belle et pâle épousée ?
La fleur de l’oranger, de son givre irisée
Te couronne le front, vision mystérieuse!
Où nous sommes-nouus vus? Viens-tu d’une autre sphère?
Es-tu l’être que j’ai cherché du sud au nord,
En qui je rêve et dont l’absence m’exaspère?
Qui es-tu, qui es-tu ? Mon Destin ! Ou encor,
Peut-être, l’idéal en quoi mon âme espère !
Ou la gloire, peut-être. Ou peut-être, la mort !

Fonte : Castro-Alves, Antonio F. de. In : —. In: —. Espumas flutuantes, 1870. Trad. contida in : Lorraine, Bernard. Poèmes du Brésil. France : Ouvrières / Dessain et Toira, 1985. p. 126-127.





Bio fornecida pelo palestrante.

Vozes d’África




Autor: Castro Alves
Título: Vozes d’África
Idiomas: port
Tradutor:
Data: 26/12/2004

Vozes d’África

Castro Alves

Deus! ó Deus! onde estás que não respondes?
Em que mundo, em qu’estrela tu t’escondes
Embuçado nos céus?
Há dois mil anos te mandei meu grito,
Que embalde desde então corre o infinito…
Onde estás, Senhor Deus?…
Qual Prometeu tu me amarraste um dia
Do deserto na rubra penedia
— Infinito: galé! …
Por abutre — me deste o sol candente,
E a terra de Suez — foi a corrente
Que me ligaste ao pé…
O cavalo estafado do Beduíno
Sob a vergasta tomba ressupino
E morre no areal.
Minha garupa sangra, a dor poreja,
Quando o chicote do simoun dardeja
O teu braço eternal.
Minhas irmãs são belas, são ditosas…
Dorme a Ásia nas sombras voluptuosas
Dos haréns do Sultão.
Ou no dorso dos brancos elefantes
Embala-se coberta de brilhantes
Nas plagas do Hindustão.
Por tenda tem os cimos do Himalaia…
Ganges amoroso beija a praia
Coberta de corais …
A brisa de Misora o céu inflama;
E ela dorme nos templos do Deus Brama,
— Pagodes colossais…
A Europa é sempre Europa, a gloriosa! …
A mulher deslumbrante e caprichosa,
Rainha e cortesã.
Artista — corta o mármor de Carrara;
Poetisa — tange os hinos de Ferrara,
No glorioso afã! …
Sempre a láurea lhe cabe no litígio…
Ora uma c’roa, ora o barrete frígio
Enflora-lhe a cerviz.
Universo após ela — doudo amante
Segue cativo o passo delirante
Da grande meretriz.
………………………………
Mas eu, Senhor!… Eu triste abandonada
Em meio das areias esgarrada,
Perdida marcho em vão!
Se choro… bebe o pranto a areia ardente;
talvez… p’ra que meu pranto, ó Deus clemente!
Não descubras no chão…
E nem tenho uma sombra de floresta…
Para cobrir-me nem um templo resta
No solo abrasador…
Quando subo às Pirâmides do Egito
Embalde aos quatro céus chorando grito:
“Abriga-me, Senhor!…”
Como o profeta em cinza a fronte envolve,
Velo a cabeça no areal que volve
O siroco feroz…
Quando eu passo no Saara amortalhada…
Ai! dizem: “Lá vai África embuçada
No seu branco albornoz. . . ”
Nem vêem que o deserto é meu sudário,
Que o silêncio campeia solitário
Por sobre o peito meu.
Lá no solo onde o cardo apenas medra
Boceja a Esfinge colossal de pedra
Fitando o morno céu.
De Tebas nas colunas derrocadas
As cegonhas espiam debruçadas
O horizonte sem fim …
Onde branqueia a caravana errante,
E o camelo monótono, arquejante
Que desce de Efraim
…………………………………
Não basta inda de dor, ó Deus terrível?!
É, pois, teu peito eterno, inexaurível
De vingança e rancor?…
E que é que fiz, Senhor? que torvo crime
Eu cometi jamais que assim me oprime
Teu gládio vingador?!
………………………………….
Foi depois do dilúvio… um viadante,
Negro, sombrio, pálido, arquejante,
Descia do Arará…
E eu disse ao peregrino fulminado:
“Cam! … serás meu esposo bem-amado…
— Serei tua Eloá. . . ”
Desde este dia o vento da desgraça
Por meus cabelos ululando passa
O anátema cruel.
As tribos erram do areal nas vagas,
E o nômade faminto corta as plagas
No rápido corcel.
Vi a ciência desertar do Egito…
Vi meu povo seguir — Judeu maldito —
Trilho de perdição.
Depois vi minha prole desgraçada
Pelas garras d’Europa — arrebatada —
Amestrado falcão! …
Cristo! embalde morreste sobre um monte
Teu sangue não lavou de minha fronte
A mancha original.
Ainda hoje são, por fado adverso,
Meus filhos — alimária do universo,
Eu — pasto universal…
Hoje em meu sangue a América se nutre
Condor que transformara-se em abutre,
Ave da escravidão,
Ela juntou-se às mais… irmã traidora
Qual de José os vis irmãos outrora
Venderam seu irmão.
Basta, Senhor! De teu potente braço
Role através dos astros e do espaço
Perdão p’ra os crimes meus!
Há dois mil anos eu soluço um grito…
escuta o brado meu lá no infinito,
Meu Deus! Senhor, meu Deus!!…
São Paulo, 11 de junho de 1868





Bio fornecida pelo palestrante.

Vozes d’África




Autor: Castro Alves
Título: Vozes d’África
Idiomas: port
Tradutor:
Data: 26/12/2004

Vozes d’África

Castro Alves

Deus! ó Deus! onde estás que não respondes?
Em que mundo, em qu’estrela tu t’escondes
Embuçado nos céus?
Há dois mil anos te mandei meu grito,
Que embalde desde então corre o infinito…
Onde estás, Senhor Deus?…
Qual Prometeu tu me amarraste um dia
Do deserto na rubra penedia
— Infinito: galé! …
Por abutre — me deste o sol candente,
E a terra de Suez — foi a corrente
Que me ligaste ao pé…
O cavalo estafado do Beduíno
Sob a vergasta tomba ressupino
E morre no areal.
Minha garupa sangra, a dor poreja,
Quando o chicote do simoun dardeja
O teu braço eternal.
Minhas irmãs são belas, são ditosas…
Dorme a Ásia nas sombras voluptuosas
Dos haréns do Sultão.
Ou no dorso dos brancos elefantes
Embala-se coberta de brilhantes
Nas plagas do Hindustão.
Por tenda tem os cimos do Himalaia…
Ganges amoroso beija a praia
Coberta de corais …
A brisa de Misora o céu inflama;
E ela dorme nos templos do Deus Brama,
— Pagodes colossais…
A Europa é sempre Europa, a gloriosa! …
A mulher deslumbrante e caprichosa,
Rainha e cortesã.
Artista — corta o mármor de Carrara;
Poetisa — tange os hinos de Ferrara,
No glorioso afã! …
Sempre a láurea lhe cabe no litígio…
Ora uma c’roa, ora o barrete frígio
Enflora-lhe a cerviz.
Universo após ela — doudo amante
Segue cativo o passo delirante
Da grande meretriz.
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Mas eu, Senhor!… Eu triste abandonada
Em meio das areias esgarrada,
Perdida marcho em vão!
Se choro… bebe o pranto a areia ardente;
talvez… p’ra que meu pranto, ó Deus clemente!
Não descubras no chão…
E nem tenho uma sombra de floresta…
Para cobrir-me nem um templo resta
No solo abrasador…
Quando subo às Pirâmides do Egito
Embalde aos quatro céus chorando grito:
“Abriga-me, Senhor!…”
Como o profeta em cinza a fronte envolve,
Velo a cabeça no areal que volve
O siroco feroz…
Quando eu passo no Saara amortalhada…
Ai! dizem: “Lá vai África embuçada
No seu branco albornoz. . . ”
Nem vêem que o deserto é meu sudário,
Que o silêncio campeia solitário
Por sobre o peito meu.
Lá no solo onde o cardo apenas medra
Boceja a Esfinge colossal de pedra
Fitando o morno céu.
De Tebas nas colunas derrocadas
As cegonhas espiam debruçadas
O horizonte sem fim …
Onde branqueia a caravana errante,
E o camelo monótono, arquejante
Que desce de Efraim
…………………………………
Não basta inda de dor, ó Deus terrível?!
É, pois, teu peito eterno, inexaurível
De vingança e rancor?…
E que é que fiz, Senhor? que torvo crime
Eu cometi jamais que assim me oprime
Teu gládio vingador?!
………………………………….
Foi depois do dilúvio… um viadante,
Negro, sombrio, pálido, arquejante,
Descia do Arará…
E eu disse ao peregrino fulminado:
“Cam! … serás meu esposo bem-amado…
— Serei tua Eloá. . . ”
Desde este dia o vento da desgraça
Por meus cabelos ululando passa
O anátema cruel.
As tribos erram do areal nas vagas,
E o nômade faminto corta as plagas
No rápido corcel.
Vi a ciência desertar do Egito…
Vi meu povo seguir — Judeu maldito —
Trilho de perdição.
Depois vi minha prole desgraçada
Pelas garras d’Europa — arrebatada —
Amestrado falcão! …
Cristo! embalde morreste sobre um monte
Teu sangue não lavou de minha fronte
A mancha original.
Ainda hoje são, por fado adverso,
Meus filhos — alimária do universo,
Eu — pasto universal…
Hoje em meu sangue a América se nutre
Condor que transformara-se em abutre,
Ave da escravidão,
Ela juntou-se às mais… irmã traidora
Qual de José os vis irmãos outrora
Venderam seu irmão.
Basta, Senhor! De teu potente braço
Role através dos astros e do espaço
Perdão p’ra os crimes meus!
Há dois mil anos eu soluço um grito…
escuta o brado meu lá no infinito,
Meu Deus! Senhor, meu Deus!!…
São Paulo, 11 de junho de 1868





Bio fornecida pelo palestrante.